La question des frais d'inscriptions pour les étrangers extra-européens

En janvier 2018 nous assistions au lancement de Parcoursup qui prônait la sélection pour accéder en L1. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une nouvelle sélection, celle par l'argent pour les étudiants étrangers extra-européens désirant suivre des études à l'Université.

En janvier 2018 nous assistions au lancement de Parcoursup qui prônait la sélection pour accéder en L1. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une nouvelle sélection, celle par l'argent pour les étudiants étrangers extra-européens désirant suivre des études à l'Université.

La hausse des frais d’inscription, une discrimination envers les étrangers

En France, les frais d'inscription pour les étudiants étrangers passeront de 170€ à 2770€ en licence, de 243€ à 3770€ en master et de 380€ à 3770€ pour le doctorat. Si le premier ministre qualifie cela de « choix solidaire et d'ouverture » nous sommes tous d'accord pour requalifier cela d'une discrimination par l'argent ainsi qu'envers les étrangers.

Le gouvernement vante ces tarifs en se comparant aux autres pays européens qui, eux, ont des tarifs beaucoup plus élevés. Le gouvernement français redoute de se faire surpasser par certains pays tel que l'Allemagne. On est dans une politique de concurrence qui prône l'excellence et qui cherche à se détacher de la quasi-gratuité des études supérieures à l'Université. Dans cette démarche, pour se donner bonne conscience, le gouvernement prévoit une augmentation du nombre de bourses et des exonérations de frais ainsi que la simplification de délivrance de visas. Mais encore une fois, la France accorde très peu de bourses aux étrangers, qui généralement sont des bourses au mérite. Là, encore, nous retrouvons cette envie du gouvernement de donner accès aux études supérieures à une certaine élite. La hausse des tarifs des frais d'inscriptions ne percutera pas les plus aisés mais bel et bien les étudiants les moins fortunés.

Une discrimination qui touche en premiers les étudiants africains

Les étudiants étrangers venant en France pour étudier proviennent en majorité du continent africain. Une telle tarification ne leur permettront pas de suivre ou poursuivre leurs études en France. L'année dernière, plusieurs Universités comme Nantes, ont donné la possibilité à des migrants de s'inscrire dans un cursus universitaire, permettant aussi de faciliter l'obtention d'un titre de séjour. Aujourd'hui la question migratoire est toujours un problème pour l'Etat français qui continue de lutter contre la migration ainsi que de la réguler.

Actuellement, plusieurs Universités ont déjà refusé d'instaurer la hausse des frais et tentent de contourner cette hausse en s'appuyant sur le décret du 19 août 2013.

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